Le mortier utilisé est particulièrement gras :
- 1 seau de sable jaune classique lavé, et 2 seaux de terre tamisée issue du démontage (voir plus loin),
- 1 seau de chaux grasse (aérienne),
- 1/2 seau d'eau, en fait, le moins possible pour obtenir une pâte qui colle bien...
Mon maçon l'apprécie bien ! (c'est moi qui fait le mortier...) Les proportions n'ont rien de très rigoureux ! le mortier obtenu est très gras, c'est très bien pour cet usage. Le recyclage du mortier d'origine permet une excellente intégration dans l'existant.
Préparation du mortier :
récupération de l'argile de maçonnerie, concassage et tamisage...


Ici, j'ai utilisé de la chaux aérienne achetée en... 2002 !... je m'attendais à ce qu'elle soit carbonatée... il n'en est rien ! je la plonge le soir dans un grand bac rempli d'eau, et le matin, je récupère une pâte fort grasse, impeccable !

Préparation du mortier : le sable et l'argile sont d'abord soigneusement mélangés, à sec, puis on rajoute toute la chaux, et l'eau, mais pas tout d'un coup
sauf à être sûr de la stricte quantité à utiliser, car faute de quoi, ça passe vite de l'état pâteux à l'état bouillie !
Cette auge à gâcher est bien pratique... mais il faut de l'énergie ! Une bétonnière nous aurait compliqué la vie, par manque de place (pour ce type de mortier, il faut une bétonnière à moteur thermique, qui brasse lentement) car il fallait aussi ranger les pierres démontées...
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